
L’Entretien Motivationnel (EM) est une approche semi-directive centrée sur le client pour augmenter la motivation intrinsèque à changer en explorant et en résolvant une ambivalence.
Ce site est avant tout destiné au réseau des professionnels et au public francophones.
À ce propos, nous saluons les amis africains engagés dans la lutte contre le VIH SIDA avec qui nous avons le plaisir de travailler.
Dans cette rubrique, nous nous proposons de diffuser le plus grand nombre d'informations possibles publiées en français.
Cette approche est une méthode dynamique pour aider la personne à augmenter sa motivation à agir et à changer. Elle a été adaptée et théorisée à partir de l’expérience du traitement des buveurs à risque et décrite pour la première fois par William Miller en 1983. Ces concepts fondamentaux et ces approches méthodologiques ont été élaborés par William Miller et Stephen Rollnick en 1991 dans une description plus détaillée des procédures qui la rend de ce fait particulièrement accessible. L'apport déterminant de Steve Rollnick a été de pointer l'ambivalence comme un pillier central dans le développement à la motivation pour adopter un nouveau comportement.
Depuis, la méthode a été largement validée par de nombreuses études scientifiques dans des domaines variés de la santé mais aussi de toute forme de relation d’aide. Elle s’adapte à toutes les cultures.
Comparée à l’entretien non-directif, cette approche se focalise sur un but précis, dans ce sens nous dirons que l’Entretien Motivationnel est semi-directif. L’objectif est de permettre un changement de comportement, en apportant une aide à la personne dans l’exploration et la résolution de ses ambivalences pour faciliter des choix et élaborer un plan d’actions. Elle est donc utile à chaque fois qu’il s’agit de renforcer une motivation utile.
Outre, l’approche centrée sur la personne et les conditions nécessaires pour le changement de Carl R. Rogers, d’autres bases théoriques ont permis à William R. Miller d’élaborer sa pratique. Parmi ces théories, citons celles de : Léon Festinger sur la dissonance cognitive, de Daryl Bem sur la théorie de la perception de soi et aussi de James Prochaska et Carlo DiClemente concernant le modèle transthéorique du changement. Nous retiendrons de ce dernier modèle les stades du processus de changement.
Monia Lambert - 2005